CATALOGUE/TITRE

COMMENT LE CHANOINE EUT PEUR

  • sept. 2010
  • - 104 pages
  • - 11 x 14 cm
  • - ISBN: 978-2-917431-63-4
  • - Collection: La Nuit/poches
  • - 4.00€


Sait-on seulement encore – ailleurs qu’à Clamecy ou à Nevers –, que le romancier nivernais, qui était aussi pamphlétaire républicain, socialiste et anticlérical sous la Monarchie de juillet, a également publié, durant sa très brève carrière littéraire (1840-1844), deux petits contes, qui ont, dit-on, « préparé l’éclosion » de son célèbre roman, Mon oncle Benjamin ?
Comment le chanoine eut peur (1841) est le premier. Un vieux chanoine y « raconte à son neveu le capitaine une aventure de ses premières années de sacerdoce dans un petit village du Nivernais, proche d’Entrains, peu de temps avant la révolution.
Le conte a tout d’abord paru, le 25 février 1841, dans L’Association , « journal d’opposition » fondé par « des notables libéraux de Nevers — dont certains liés à George Sand — », qui tirait à 420 exemplaires et dont Claude Tillier fut le rédacteur en chef à partir de juin 1841.
Les spécialistes ont remarqué que la morale de Comment le chanoine eut peur (« il ne faut pas juger sur l’apparence ») formait « une variante du “Garde-toi, tant que tu vivras, / de juger des gens sur la mine” de La Fontaine » et ont inscrit sa publication dans la mode du conte fantastique (Nodier, Mérimée, etc.), qui sévissait en France depuis l’avènement du romantisme (1830), en même temps que dans le sillage des romans terrifiants de François-Guillaume Ducray-Duminil (1761-1819) , qui constitueraient, aux côtés des romans bouffons à la Pigault-Lebrun (1753-1835), l’un des deux principaux courants du « roman populaire ».
Enfin, ils ont depuis longtemps découvert la source directe de ces deux récits dans une lettre de Paul-Louis Courier (1772-1825) écrite de « Resina, près Portici » à sa cousine, Madame Pigalle, le 1er novembre 1807. Or Paul-Louis Courier n’a nullement inventé cette histoire. Certains (Marc Monnier) ont dit que ce conte a été fait il y a trois cents ans par la reine de Navarre. Et, de fait, c’est la « Nouvelle trentequatriesme » de l’Heptameron de Marguerite de Navarre (1492-1549), intitulée « Deux cordeliers trop curieux d’escouter, eurent si belles affres, qu’ils en cuiderent mourir » .
Précédé d’une préface érudite, suivi des variantes (Marguerite de Navarre, PL Courier, de notes, et de rappels biographiques.
L’auteur : Excellent écrivain du XIXe français, pamphlétaire, anticlérical, auteur du roman Mon Oncle Benjamin. Né à Clamecy, mort à Nevers.


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