Ces lettres n’ont jamais été publiées dans leur intégralité, mais par petits bouts, selon les thèmes des divers volumes consacrés aux écrits bakouniniens. La majeure partie reste d’ailleurs inédite. Nous nous appuyons dans cette édition sur les traductions du russe et de l’allemand vers le français réalisé par l’Institut d’histoire sociale d’Amsterdam, traductions qui sont ici revues et annotées.
Arrêté à Dresde lors du soulèvement démocratique de mai 1849, M. B. est détenu d’abord en Allemagne, puis livré aux Autrichiens qui le gardent dans deux prisons différentes (dont le château de Prague). Renvoyé en Russie en 1851, après que sa condamnation à mort eut été commué en prison à vie, le prisonnier séjourne d’abord à la forteresse Pierre-et-Paul, puis à celle de Sclhüsselburg. Après l’accession au pouvoir d’Alexandre II en 1855, et l’intervention de sa mère auprès du nouveau tsar, M. B. est exilé en Sibérie (1857), où il jouit d’une certaine liberté, fréquentant diverses personnalités et épousant une jeune Polonaise, Antonia Kwiatowska (elle n’était pas déportée).
Il ne faut pas confondre cette correspondance avec sa Confession, écrit particulier rédigé à la demande du tsar, qui a fait l’objet de plusieurs éditions françaises.


