Je reviens aux rivages calcinés : soleils d’images drapés dans leur dure lumière — et fauve le jour qui lentement déploie un hymne incantatoire. Mais ma langue est pauvre : jamais elle ne pourra reprendre force dans les syrtes d’Homère, et jamais ne coulera vers elle le lent troupeau des métaphores plus belles que le ciel des premiers jours dans les montagnes de l’éclat et de la pierre.
Premier recueil de Jean-François Durand, qui par ailleurs, enseigne la littérature à l’université de Montpellier, et a publié nombre d’ouvrages, dont Jean Giono : Le Jeu du condottiere (Edisud).