En privé, Jean-Claude Götting joue parfois du saxophone. Quelques
notes sur un disque qui passe, pour le plaisir. Mais c’est dans ses albums
de bande dessinée, dans ses illustrations et dans sa peinture qu’il fait
entendre sa petite musique. Tout entière contenue dans le climat proposé,
cette bande-son muette imprègne les cases et les images d’un auteur
qui donne volon-tiers à ses personnages l’allure élégante que lui-même
affectionne dans la vie.
Dans ce livre, pour la première fois, on retrouvera ou l’on découvrira
une somme de dessins connus et moins connus, oubliés parfois comme
ces images en noir et blanc minutieuse-ment composées pour le
quotidien Libération, ou ces illustrations en couleurs destinées à des
magazines aussi différents qu’Elle, Lire, The New Yorker, Senso ou
Cosmopolitan.
Si d’aventure une petite musique sourd de ce livre, il ne faudra pas trop
vous étonner…
Philippe Muri a écrit les textes de cette monographie. Il aime,
en vrac et dans le désordre, l’illustration, la peinture, le théâtre,
la photographie, le rock dans ses grandes largeurs, la plongée
sous-marine et les chats. Et donc des gens aussi différents que
Matisse, Rothko, Roy Lichtenstein, Franquin, Loustal, Sempé,
Sting, Alain Bashung, Robert Doisneau ou Jean-Loup Sieff.
Il a découvert la bande dessinée avec Tintin au Tibet, puis le
numéro 1713 du journal Spirou.
Journaliste à la Tribune de Genève, il est l’auteur d’une
monographie sur François Avril, parue en 2007 chez Vertige
Graphic.
Jean-Claude Götting aime, en vrac et dans le désordre, la
peinture, l’illustration, l’art déco, les meubles vintage, les
costumes bien taillés, les films noirs et les comédies, l’informatique
et le jazz. Et donc des gens aussi différents que Balthus,
Vuillard, Kirchner, Patrick Modiano, James Cain, Fredrick
Brown, Chevy Chase, John Coltrane ou Randy Newman.
Il a découvert la bande dessinée avec Astérix, puis les personnages
de Mortadelo et Philémon.
Auteur, dessinateur, illustrateur et peintre, il est édité depuis
1985.