Où nos rescapés vont enfin pouvoir faire face à l’envahisseur… Après 120 pages consacrées tout entières à la survie, nos protagonistes vont enfin découvrir quels êtres mystérieux se cachent derrière l’invasion, et tenter de percer le mystère de leurs intentions. Le cauchemar continue…
La saga de L’Éternaute raconte la résistance de Buenos Aires à l’invasion extraterrestre, la destruction de la ville, la tentative des humains pour conserver leur bien-être, et la civilisation bâtie jusque-là.
Cependant, L’Éternaute n’est pas tout à fait une bande dessinée de science-fiction : elle se développe à partir du présent et se révèle page après page comme une prophétie.
Tout au long du récit le lecteur se trouve confronté à un voyage intérieur, profond et inquiétant.
Avec L’Éternaute la bande dessinée a produit une œuvre particulièrement déconcertante. Elle est parvenue à anticiper le futur. Visiblement les auteurs pressentaient que quelque chose allait se produire, quelque chose d’inquiétant et de terrible, comme une invasion ennemie d’une puissance redoutable.
Hector Œsterheld, le scénariste, disparu en 1977 pendant la dictature militaire avec ses quatre filles et comme plus de trente mille autres argentins, a su raconter l’actualité tant à travers des revisitations du passé que dans ses préfigurations du futur.
Ce classique de la bande dessinée argentine, devenu "culte" dans plusieurs pays, a été réalisé entre 1957 et 1959 au rythme de trois à sept planches par semaine publiées dans l’hebdomadaire Hora Cero Semanal.