Au milieu des années 1960, la Corée du sud connut une période d’industrialisation rapide basée sur une politique de bas salaires et de suppression d’emplois. À cette époque, Jeon Tae-il, jeune ouvrier d’une usine textile, s’immola par le feu, brûlant avec lui le livre du droit du travail, pour protester contre l’absence d’une telle législation dans son pays. Ce suicide a été à l’origine de l’essor du mouvement ouvrier et a forcé les intellectuels à réfléchir sur la valeur de la vie. En cinq volumes, L’Étincelle retrace, l’enfance, la jeunesse et le parcours d’un garçon dont le destin et la fin tragique ont marqué à jamais l’histoire de son pays. Tae-il, aîné des quatre enfants, va devoir grandir vite, trop vite, abandonnant sa scolarité pour subvenir aux besoins de sa famille. Enfant plein de vitalité, fils aimant, frère prévenant, ouvrier sérieux, Tae-il n’est pas sans nous rappeler Gen Nakaoka, le jeune héros de Gen d’Hiroshima. L’Étincelle, nous fait découvrir un pan d’histoire contemporaine : celle de la Corée du sud des années 1960.