Selon Markus Rediker, professeur à l’université de Pittsburgh (États-Unis), titulaire du prestigieux prix George Washington pour The Slave Ship (2008), la piraterie est « l’un des meilleurs exemples d’auto-organisation prolétarienne ». Dans ce maître ouvrage, publié en 1987 par les Presses de l’université de Cambridge et réédité dix fois, cet historien du peuple étudie le monde des marins anglo-américains, ouvriers sans travail, paysans privés de terres, contraints de s’embarquer, victimes au quotidien de la brutalité des capitaines et des négociants. Ceux qui ont enrichi les empires britannique et français ont parfois refusé de participer à la traite des Noirs et au commerce spéculatif. Ils choisissaient alors la voie de la liberté par la piraterie. C’est ce puissant modèle alternatif et démocratique qui est dévoilé ici en un style simple et savant. Première édition en langue française.